Un jour, le soleil nous révélera où il trouve la force de se lever le matin

Publié le par Xôfi

 

De février 2010 à juillet 2010, Sylvain Tesson décide de faire un voyage immobile, seul, dans une cabane au bord du lac Baïkal et de rédiger son journal intime "Dans les forêts de Sibérie" .Dans ses bagages il y a  des livres, des cigares et de la vodka. Il  nous raconte ses difficultés mais surtout  son émerveillement devant la nature et des quelques rencontres avec des pêcheurs.

 

Même si j'ai beaucoup aimé l'idée de la retraite solitaire au milieu de nulle part, je n'ai pas accroché à ce récit. Le début m'a enthousiasmée puis au fil des pages, j'ai eu une certaine lassitude à lire ses pensées philosophiques de solitaire et j'avoue ... je n'ai pas terminé le livre. Cependant, j'ai noté quelques chouettes passages.

 

 

   Mes passages favoris :

 

22 février " Une fuite, la vie dans les bois? La fuite est le nom que les gens ensablés dans les foudrières de l'habitude donnent à l'élan vital. Un jeu? Assurement. Comment appeler autrement un séjour sur un rivage forestier avec une caisse de livres et des raquettes à neige? Une quête? Trop grand mot. Une expérience? Au sens scientifique, oui. La cabane est un laboratoire. Un paillasson où précipiter ses désirs de liberté, de silence et de solitude. Un champ expérimental où s'inventer une vie ralentie."

 

 

27 février "Je préfère les natures humaines qui ressemblent aux lacs gelés à celles qui ressemblent aux marais. Les premiers sont durs et froids en surface mais profonds, tourmentés et vivants en dessous. Les  seconds sont doux et spongieux d'apparence mais leur fond est inerte et imperméable. "

 

 

Publié dans Littérature

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