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Carnet de voyage en Inde : sur les marchés de l'Orissa

Publié le par Xôfi

 Sur le marché de Chatikona .... 

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 Sur les marchés avec les tribus DOM, DERIA, DONGRIA  KOND

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Publié dans Voyage

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Carnet de voyage : Orissa (nord-est de l'Inde)

Publié le par Xôfi

 

Pour une fois, ce n'est pas mon carnet de voyage personnel : je vais rédiger quelques articles concernant un voyage en Orissa effectué par ma mère Mimi, ses amies et Alain (le maharadjah) du 22 novembre au 10 décembre 2011.

 

 

L'Orissa est un état de la République de l'Inde situé sur la côte orientale au Nord-Est de la péninsule bordé à l'ouest par les Etats du Jarkhand et du Chattisgarh. L'Orissa fut le berceau de nombreuses religions : hindouisme, bouddhisme, jainisme. Cette région est bordée par la baie du Bengale à l'est, le Bihar et le Bengale Occidental au nord, le Madhya Pradesh à l'ouest et Landhra Pradesh au sud.

 

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Quelques chiffres : 150507 km2 42 M d'habitants

 

Langues : Oriya et Utkal

 

Capitale de la région : Bhubaneshwar

 

L'Orissa possède 90% des réserves de chrome de l'Inde, 70% de bauxit et 24% de charbon.

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Région économiquement en retard par rapport aux conditions moyennes de l'Inde : la structure de la propriété y est particulièrement inégalitaire et les propriétaires font un prélèvement important sur les récoltes sans pour autant faire de grands investissements.

 

La région est constituée de plateaux et de moyennes montagnes, la circulation y est difficile et surtout les sols sont médiocres. Ces conditions expliquent le peu d'attrait pour les paysans hindouistes pour cette région mais elle sert beaucoup de refuge aux tribus.

 

 

Danse des moissons par les femmes GADABA
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 La danse Odissi qui est la danse classique de l'Inde est originaire de l'Orissa. Le festival de danse "Odissi" de renommée mondiale se déroule à Konark.

 

La suite du voyage dans les tribus de l'Orissa dans les prochains articles...

 

 

 

 

 

 

Publié dans Voyage

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Carnage

Publié le par Xôfi

Dernier film de Roman Polanski adapté d'une pièce de théâtre de Yasmina Reza.

 

 

L'histoire

 

Le film commence par un acte de violence auquel on assiste de loin : un enfant d'une douzaine d'années frappe le visage d'un autre enfant avec un bâton. Ensuite, nous retrouvons les parents de deux enfants en train de rédiger le procès-verbal de l'altercation pour les assurances. Commence alors un huis-clos entre les parents : discussion calme et posée dans un premier temps, puis quelques tensions apparaissent et enfin l'apothéose aidée par l'alcool.

 

 Mon avis

 

On s'attend à un "Carnage" mais en fait ça ne va pas jusqu'à là, dommage déçue malgré le très bon jeu des comédiens. On étouffe un peu tout le long de ce film, même si la tension monte. Personnellement, j'ai aimé mais sans plus. La bande annonce du film m'avait fait espérer bien plus.

 

carnage

Publié dans Cinéma

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Le Père Noêl est (vraiment) une ordure

Publié le par Xôfi

La journaliste Anne-Sophie Michat nous informe dans son article p.106 de Marianne n°763 que de nombreux jouets s'avèrent être dangeureux pour la santé des enfants. Pour sensibiliser les parents, un réseau d'organisations féministes et environnementales a proposé de tester les futurs cadeaux dans la rue à Paris. Résultats du test : une poupée et un ours au xylène (cancérigène ou neurotoxique), un puzzle au formaldéhyde (cancérigène, mutagène et allergisant), une dînette au bisphénol A... Hummm, vive Noêl et les cadeaux! La journaliste donne également des conseils pour éviter toutes ces substances toxiques.

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Article à lire dans MARIANNE 763

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Portrait de mon quotidien : Unai

Publié le par Xôfi

Si j'étais un lieu, je serais la mer

Si j'étais une saison, je serais l'hiver

Si j'étais un pays je serais l'Australie

Si j'étais un élément, je serais le feu

Si j'étais un bruit, je serais le vent

Si j'étais une couleur, je serais le rouge

Si j'étais un art, je serais la peinture

Si j'étais un défaut, je serais la méchanceté

Si j'étais une qualité, je serais la gentillesse

Si j'étais un parfum de glace, je serais la fraise.

 

      Portraitcreation-1481.JPG

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Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

Publié le par Xôfi

" A Belfast, on ne fuit pas le malheur, on prête assistance à ceux qu'il frappe".


  "J'ai froid de mon pays, mal de ma terre."

 

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L'histoire

L'auteur nous raconte l'histoire de  Tyrone Meehan, un irlandais qui a trahi. On voit comment se passe la vie en Irlande du Nord sur trois générations : L’enfance de Tyrone entre un père violent et une mère qui ploie sous le poids des nombreuses naissances et de la misère quotidienne. Puis la haine des Anglais, très tôt enseignée par le père. Ce dernier, décide d'en finir avec son existence et part se suicider dans l'océan mais il mourra de froid en chemin  dans un fossé. Commence alors l’engagement de Tyrone Meehan dans l’IRA, jusqu’à ce que le héros qu’il était passe de l’autre côté.  

 

Mon avis

C'est un livre fort, d'une écriture directe sans fioriture qui nous fait plonger dans le quotidien de cet homme, et dans celui des irlandais qui aiment par dessus tout leur pays. Peu à peu, ce livre gagne en intensité et la seconde partie est encore plus prenante. Dans un second temps, ce roman nous livre une  belle réflexion d'un homme obligé de trahir pour garder un secret, pour protéger les siens, pour empêcher la mort des gens qu'il apprécie ou pour éviter des morts violentes suite aux bombes artisanales. Ce roman est un  témoignage historique, une  histoire d'homme et une  histoire d'un engagement qui va très loin. Les passages évoquant la grève de l'hygiène, la grève de la faim et les tortures dans les prisons sont édifiants et poignants.


Ce roman a obtenu le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011.

Roman à lire très vite !

 

Mes passages préférés

  "Je n'étais pas triste. Pourtant la tristesse, en Irlande, c'est ce qui meurt en dernier".


    "Je l'aimais. Les temps étaient étaient trop timides pour oser, et la ville savait tout des enfants. Une main qui en prenait une autre et voilà des dizaines de doigts tendus. Ce n'était ni méchant, ni moqueur. Mais l'impression qu'il y avait toujours un jugement derrière le rideau. Les Britanniques surveillaient nos gestes, l'IRA surveillait notre engagement, les curés surveillaient notre pensée, les parents surveillaient notre enfance et les fenêtres surveillaient nos amours. Rien ne nous cachait jamais. "


  " Un policier m'a frappé l'oeil à coups de crosse de fusil. Il a cogné maman. Au bras, au visage pour lui faire lâcher prise. Elle est tombée, les mains devant la bouche. Maman à terre. Mon premier vrai cri de vengeance. Celui qui fait se lever et combatte. Qui cogne au ventre lorsque le coeur hésite. Maman à terre. Ses lèvres, mon visage, sa salive et mon sang."


  "Je criais de douleur. Les autres hurlaient de rage. Des poings invisibles cognaient violemment les portes des cellules. IRA! IRA! IRA! Je ne sentais plus l'odeur de la prison. Je n'entendais plus son métal. J'avais du sang dans la bouche, les oreilles en flammes, le nez écrasé. Le vacarme était en moi. J'ai pensé aux coups de mon père. Ma tête en pierre. Mes yeux brûlants. Mes yeux barbouillés de bave pour lui faire croire à des larmes. Il y eut un coup de sifflet brusque. Deux gardiens nous ont jeté une bassine d'eau glacée. J'avais froid de peur en arrivant, maintenant j'étais gelé de douleur."

 

 

 

Publié dans Littérature

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Le système Victoria

Publié le par Xôfi

 L'histoire

Ce roman a plusieurs aspects : Il raconte une histoire d'amour passionnel entre David Kolski, directeur de travaux dans le bâtiment, la quarantaine, marié et plein de doute sur lui-même et Victoria de Winter, une très belle femme charismatique, DRH dans grande société britannique. Une relation intense et débridée commence entre Paris et Londres, dans les luxueuses chambres d’hôtel que loue Victoria. C'est cette passion, cette soif de vivre tous leurs fantasmes sexuels qui causera leur perte. Mais c'est aussi une sorte de thriller économique dans le monde du BTP : David dirige les travaux de la tour Uranus à la Défense, un immense building vendu sur plan à des banques et à des sociétés russes. La pression qui pèse sur les épaules de David est à la hauteur des enjeux techniques et financiers du projet, avec un promoteur impitoyable, qui lui ordonne d’accélérer les travaux, des équipes d’ouvriers désemparées et des clients qui pensent à toutes les pénalités qu’ils toucheront en cas de retard...

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  Mon avis

Ce roman est un pavé de 522 pages qui se lit vite, tant il est prenant. Quant au style, il est très travaillé. C'est un livre bien construit et efficace comme un roman policier avec des indices, des flash-backs et des intrigues entrelacées. Dès le début, nous apprenons que la vie de Victoria finira mal et nous comprenons peu à peu comment son « système » de vie même si il semble parfait va finir par la détruire. On suit avec attachement le combat de David contre un système : le système amoureux de Victoria, qui se blinde et manipule ses amants, le système juridique et financier des grandes sociétés.  Au fil des pages, une vraie tension dramatique se met en place. J'ai particulièrement aimé les passages qui parle de la femme de David, ils sont très touchants et forts.

Bref, c''est un livre que je conseille vivement.

 

Pour vous donner une idée du style et du contenu, voici quelques uns de mes passages préférés :

 

Sur le destin, les chemins que nous prenons et les autres...

  "Voilà comment dans la vie il peut arriver qu'on se laisse entraîner sur un chemin qu'on ne voit pas. On effectue quelques pas que l'on trouve anodins mais sans s'apercevoir qu'ils sont en train de créer un chemin,mais sans comprendre que le premier de tous les pas que l'on peut faire nous engage toujours dans une direction. Pendant qu'on multiplie les sms sur le clavier de son smartphone et que s'enchaînent les phrases et les réponses et les sourires pensifs qu'elles occasionnent, on ne voit devant soi que le vide de l'inconnu, et l'espace vierge de ce qui n'a pas encore eu lieu;en réalité, rien d'autre n'est persceptible que sa propre énergie. Il suffirait de se retourner pour mesurer la distance qu'on vient de parcourir et qui fait qu'à présent on se trouve assez loin de son point de départ; on comprendrait du même coup qu'il sera difficile de se remettre dans la situation initiale,à moins de produire un effort inflexible, de prendre une décision violente ou de se renier brutalement."


Sur la naissance du sentiment amoureux
"Et en dépit de ces données contradictoires qui me bousculent, ou peut-être en raison de ce désordre, je sens bien que s'est allumé au fond de moi un point dont je connais pertinemment l'existence, mais surtout la nature : le point ardent de l'attachement, voire de l'amour. Je sais que c'est à cet endroit que naît l'amour quand il naît. C'est là que tout commence, en général."

Sur notre société qui priviligie encore et toujours les plus favorisés
"Tous ces miles accumulés par tes déplacements professionnels et dont tu profites en famille, en emmenant tes enfants en voyage : ce système de miles, c'est l'un des nombreux exemples de vos arrangements de caste. Pourquoi les miles des dirigeants ne seraient-ils pas versés dans une caisse commune, pour ceux des salariés qui ne peuvent pas s'offrir de vraies vacances? Tu as besoin de e système de miles pour t'acheter des billets d'avion, toi qui gagnes 350 000 euros par an? C'est ça qui me dégoûte, vous avez tout prévu, entre vous, pour avoir la meilleure vie possible, et personne ne vient vous contredire."

Publié dans Littérature

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Couchers de soleil au sud

Publié le par Xôfi

Sur ma terrasse à l'oued, je vois ...

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  En passant du rose à l'orange

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Publié dans Voyage

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La solitude des nombres premiers

Publié le par Xôfi

Premier roman écrit par un auteur italien "Paolo Giordano". En 2008, ce jeune auteur de 26 ans préparant une thèse de physique fondamentale reçoit le prix Strega qui est l'équivalent de notre prix Goncourt en France.

 

L'histoire...

Ce roman nous présente les vies de deux personnages bien spécifiques :  Alice, jeune anorexique rendue handicapée par un accident de ski, et Mattia, surdoué des mathématiques traumatisé par sa responsabilité dans la disparition de sa soeur jumelle handicapée mentale. Les destins de ces deux anti-héros solitaires (presque asociaux) vont se croiser, se perdre et se retrouver de l'adolescence à l'âge adulte.

 

 

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Mon avis

Rien d'exceptionnel dans la narration mais l'auteur a un style vif, parfois presque cynique pour décrire les sentiments que ressentent ces deux personnages comme la peur, la souffrance, la honte, l'amour et la culpabilité. La description des personnages est juste sans tomber dans la caricature de la jeune femme anorexique et du jeune homme passionné par les mathématiques à la limite de l'autisme.

J'ai beaucoup aimé ce roman : c'est un livre particulier, poignant  qui touche et qui blesse parfois.

 

Extraits

 

" Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes. Ils occupent leur place dans la série infinie des nombres naturels, écrasés comme les autres entre deux semblables, mais à un pas de distance. Ce sont des nombres soupçonneux et solitaires, raison pour laquelle Mattia les trouvait merveilleux. Il lui arrivait de se dire qu'ils figuraient dans cette séquence par erreur, qu'ils y avaient été piégés telles des perles enfilées. Mais il songeait aussi que ces nombres auraient peut-être préféré être comme les autres, juste des nombres quelconques, et qu'ils n'en étaient pas capables. Cette seconde pensée l'effleurait surtout le soir, dans l'entrelacement chaotique d'images qui précède le sommeil, quand l'esprit est trop faible pour se raconter des mensonges." 

 

"Elle avait l'impression de ne pas avoir de passé, de ne pas savoir d'où elle venait. Elle était fatiguée, de cette fatigue que seul le vide procure".

 

Alice demande à Mattia si il aime vraiment travailler.

Réponse de Mattia :

 

" C'est la seule chose que je sais faire, murmura t-il. Il aurait voulu expliquer qu'il aimait ça parce que c'était une activité solitaire, parce que les sujets d'étude étaient morts, froids et mâchés. Il aurait voulu expliquer que les pages des manuels ont toutes la même température, qu'elles vous laissent le temps de choisir, qu'elles ne font jamais de mal et qu'on ne peut pas leur faire de mal. Mais il garda le silence." 

 

Alice se fait faire un tatouage et ...

 

" Cette fois elle se contenta de penser que l'épiderme avait rougi tout autour du dessin. Elle se demanda si la peau reprendrait sa couleur naturelle, et sa gorge se noua un instant sous l'effet de la panique.  Puis elle chassa de son esprit cette préoccupation stupide. Le fait que chacun de ses actes dut toujours lui sembler irrémédiable, définitif, l'insupportait. Elle appelait ça le poids des conséquences (...).

Publié dans Littérature

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