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Voyage au Maroc / été 2010 Tan-Tan El Ouatia

Publié le par Xôfi

Pour se rendre à Tan-Tan El Ouatia de Mirleft, il faut prendre un taxi collectif jusqu'à Tiznit, attendre un certain temps le bus pour Dakhla (surtout pour moi qui avais oublié de changer d'heure), 4 heures nous entrons dans Tan-Tan. Police dans le bus pour un interrogatoire complet sur "Qui je suis? Pourquoi je vais à Tan-Tan? D'où j'arrive? Qui m'accueillait à Mirleft? Qui vais-je voir à Tan-Tan El Ouatia"... Sahara occidental oblige, les contrôles d'identité sont nombreux.

 

Arrivée à Tan - Tan, l'aventure n'est pas terminée, il fait 35 degrés, j'ai encore 25 km à faire. Une marocaine me prppose de monter avec elle dans le taxi de son frère qui me dépose à l'arrêt des grands taxis pour El Ouatia. 25 km collée à un jeune militaire (7 dans le taxi) qui m'accompagnera jusqu'à la Villa Océan en traînant mon sac à roulettes. Bref, une arrivée super discrète!

 

Paysage sur la route ...

 

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La route est longue mais les paysages de déserts caillouteux sont très beaux. D'ailleurs, ce court séjour dans le sud m'a donné envie de descendre encore plus bas, de rejoindre Dakhla un de ces jours.

 

La météo est étrange à El Ouatia, il fait frais et le ciel est très brumeux. Commence alors mon petit séjour dans le grand sud : 5 jours à dormir face à l'océan, surfer, dormir, manger les supers tajines de fruits de Mohamed, me balader dans la petite ville et dans le port.

 

Concernant le surf... petites conditions sympas et surtout un super ambiance à l'eau. Après avoir pris quelques vagues, les jeunes locaux sont venus me dire "Bienvenue à Tan-Tan" avec un grand sourire. Super heureuse aussi d'avoir vu des jeunes surfeuses "Amal, Kwatar, Ilham..."avec qui j'ai partagé de bons moments au pic.

Grand merci aussi à Said, Rachid  et leur association "Tan-Tan plage" pour l'accueil, leur gentillesse et le prêt de la planche.

 

L'ambiance est différente ici : la première approche est plus longue à venir d'autant plus que l'été n'est pas la saison touristique pour les européens, donc j'étais une des rares femmes occidentales dans le coin parmi les Sarhaouis en vacances. Le regard des hommes est très très appuyé mais comme Mohamed m'expliquait "il y a beaucoup de célibataires ici donc tu vas avoir ses regards insistants". En effet, pas évident à gérer, impression de ne pas forcément être à sa place. Heureusement que dans un second temps, l'approche est radicalement différente, à partir de ce moment tu es "adoptée" et tu dois jouer aux raquettes avec les gamins sur la plage (j'ai du faire 6 partenaires de jeu différents en 1h30), lire un bouquin à une petite de 2 ans, partager les fruits offerts par une famille...

 

Départ pour Mirleft le 12 août, jour du début du ramadan. Choix pas très stratégique de ma part ...la suite dans un autre article...

 

 

Brume de début de soirée

 

La vue quand je prenais mon petit -déjeuner le matin... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Installation ... vue imprenable

 

 

 

 

 

 

Boucherie ... matinale

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Publié dans Voyage

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Syngué sabour d'Atiq Rahimi

Publié le par Xôfi

 Dédicace de l'auteur : "Ce récit, écrit à la manière de N.A. - poétesse afghane sauvagement assassinée par son mari- est dédié à M.D".

 

Le roman commence par cette phrase " Quelque part en Afghanistan ou ailleurs".

La guerre civile vient d'éclater, une femme se retrouve seule avec ses deux filles et son mari mourant. Les premiers jours, la femme va continuer de tenir son rôle auprès de son mari en priant comme le mollah lui a ordonné de faire. L'homme respire difficilement et est allongé, elle lui fait la conversation comme si il était encore capable de comprendre. Ce roman se constitue donc de ce monologue quotidien qu'elle va avoir sur ce qu'elle ressent et sur ce qu'elle n'a jamais pu dire : son enfance, ses rêves, ses frustrations et sa difficulté à vivre dans ce pays où les droits des femmes sont loin d'être respectés.

 

Mon avis : très court roman, écriture vive pour un thème "coup de poing". Ce n'est pas un de "mes coups de coeur" mais il faut le lire pour savoir. Il y a des passages assez durs qui correspondent évidemment aux difficultés de la vie de cette femme afghane.

 

Passage favori : 

p.66 lorsqu'elle raconte la passion de son père pour ses cailles..., lorsqu'elle fait en sorte que la caille préférée de son père soit mangée par un chat, la punition "Mon père a tout compris. Il m'a enfermée alors dans le sous-sol. Il y faisait noir. J'ai dû y passer deux jours. Il a lâché aussi un chat avec moi - un autre chat errant qui devait rôder dans le coin, en m'avertissant avec joie que l'animal ayant faim me prendrait comme proie. Mais par chance, notre maison était infestée de rats. Le chat est devenu mon ami."



Publié dans Littérature

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